Source: Wegtransport Management - mars 2004
'Ce que Wolter Koops possède, je le veux aussi'
L’ordinateur embarqué avec plate-forme ouverte: une solution qui porte ses fruits!
Les ordinateurs embarqués sont-ils une nécessité ? Oui et non, pensait le prestataire de services logistiques Wolter Koops. Non pas pour gérer l'enregistrement des données des voyages et des temps de conduite, mais pour pouvoir mieux suivre soi-même tous les déplacements des véhicules et permettre aux clients d'en faire autant. C'est la raison pour laquelle, Wolter Koops a opté pour l'ordinateur embarqué, non sans avoir procédé à une étude préalable approfondie. En fait, il a choisi – et la nuance est essentielle – des ordinateurs qui puissent être intégrés dans le système de gestion de Koops.

Wolter Koops a démarré ses activités en 1961 avec un seul camion. A l'heure actuelle, son entreprise compte 200 véhicules et 250 membres du personnel, et elle est dirigée par Wolter Koops et ses quatre fils. Le siège est établi à Zeewolde et actuellement, un centre logistique est en construction en Allemagne. Au fil du temps, Wolter Koops est devenu un fournisseur international de services logistiques, actif dans les domaines du transport en groupage sous température dirigée et du stockage. Chaque jour, des transports partent vers diverses destinations en Europe, l'Allemagne et le Royaume-Uni étant les plus fréquentes. Par ailleurs, la société se charge elle-même de l'entretien des installations frigorifiques et des véhicules. « Cela nous permet d'être moins dépendants de tiers et de ce fait, un peu plus flexibles. Nous pouvons ainsi exploiter nos véhicules de façon optimale », explique Wolter Koops Jr.
C'est pour cette raison que Wolter Koops cherche depuis longtemps déjà à intégrer des ordinateurs de bord. Outre le fait de rendre les véhicules plus efficaces, ces équipements permettent d'offrir un service supplémentaire aux clients, à savoir l'information. "Notre approche consiste à acquérir des ordinateurs embarqués pour répondre à nos besoins de tracking & tracing, et à coupler ces équipements à notre logiciel back office Nachon Automatiser. Il est important pour le client de connaître la position géographique d'un camion et le statut d'une cargaison. Jadis, nous devions suivre les véhicules par téléphone. A présent, cette information se trouve sur notre ordinateur. Nous pouvons en outre réagir plus vite en cas de problème et tenir le client informé de ce qui se passe."
Tracking & tracing
Les ordinateurs de bord ont été introduits à la fin des années 80. "L'objectif a toujours été de livrer, grâce à cette technologie, une information claire et fiable concernant les données des voyages et les temps de conduite", dit Allard Pomstra, responsable de la qualité chez Wolter Koops. "Pour nous, c'était intéressant, mais pas suffisant, car nous avions dans ce domaine un système qui nous était propre et qui ne nous posait que peu de problèmes. De surcroît, les ordinateurs de bord existants étaient difficiles à intégrer dans notre logiciel back office. Pour nous, ce qui a été déterminant, c'est le fait que toutes les parties étaient prêtes à s'engager et qu'une intégration totale avec le back office devenait techniquement possible. Tout ceci dans le but de pouvoir envoyer les données résultant des opérations de tracking & tracing."
Phase d'essai
Les ordinateurs de bord en question ont été introduits par Transics en 2001. "Nous avons mis côte à côte une série de produits, mais pour Wolter Koops, le Quattro de Transics était celui qui présentait les meilleures possibilités d'intégration dans notre système de planification", explique Allard Pomstra. "Mais c'était nouveau pour nous et avec Transics, nous n'avions encore aucune expérience. Nous avons dès lors décidé de procéder à un test en plaçant un ordinateur à bord de dix véhicules. Nous avons ainsi pu tester, avant d'équiper toute la flotte, les différentes fonctions de l'ordinateur du bord et examiner si nous allions disposer d'un système stable et fiable, qui répondrait à nos exigences."
"Pour nous, c'était aussi relativement nouveau, alors que nous avions déjà douze ans d'expérience dans ce métier", dit Adri Faber, account manager chez Transics. "C'était une nouvelle génération d'ordinateurs de bord avec Windows CE. Lors de la phase d'introduction, certaines choses doivent toujours être optimisées et, au besoin, adaptées aux exigences du client. Mais cela, on ne s'en rend compte que lors de la phase d'essai. Une collaboration fructueuse est ainsi née entre Wotler Koops et Transics."
Encadrement du projet
La phase d'essai a débouché sur un résultat positif et n'a pas nécessité de changements fondamentaux. La flotte tout entière a dès lors été progressivement équipée de systèmes Quattro. "Pour mettre en service et intégrer deux cents ordinateurs de bord, il est nécessaire d'avoir beaucoup d'organisation et de s'en tenir à un planning strict. Ce type de projet requiert en outre du temps et la mobilisation de personnes et de moyens, ce qui n'est pas simple au départ", explique Allard Pomstra. "Durant la phase d'intégration déjà, nous avons compris que la tâche n'allait pas être aisée. Heureusement, notre propre service technique a fait du bon travail. Il a ensuite fallu coupler le logiciel des ordinateurs embarqués de Transics et notre logiciel back office de Nachon. Au final, il a fallu pas moins d'un an pour qu'un système efficace fonctionne et réponde à nos attentes."
"Tous les projets ne nécessitent pas un an", souligne Adri Faber. "Mais Wolter Koops a été l'un des premiers clients en ce qui concerne cette solution et nous avons uni nos forces pour réussir. Grâce aux possibilités multiples qu'offre l'ordinateur embarqué avec plate-forme ouverte, vous n'achetez pas un produit prêt à l'emploi qu'il suffit d'installer. Les programmeurs de logiciels et les programmeurs internet du back office ont, eux aussi, participé à la mise en service. Il s'agit donc d'un processus continu ; des changements et des améliorations sont constamment apportés."
Wolter Koops fait remarquer que le personnel doit s'adapter à l'ordinateur de bord. "Un nouveau système nécessitant une nouvelle manière de travailler, cela requiert du personnel qu'il soit davantage attentif. Et si un nouveau système ne fonctionne pas bien dès le début, vous risquez de voir les gens se remettre à travailler selon l'ancienne méthode et laisser l'ordinateur embarqué de côté. Nous avons également prévu les problèmes susceptibles de survenir chez les conducteurs des véhicules, au cas où ils considéreraient ces équipements comme des menaces. Heureusement, nos chauffeurs ont pris la chose de façon très positive, notamment parce qu'ils ont été bien encadrés par Transics et Wolter Koops durant tout le processus. L'encadrement des chauffeurs a grandement favorisé la réussite de ce projet."
Résultat
Mais au fait, qu'est-ce que les ordinateurs de bord ont apporté à Wolter Koops? "Un traitement et une communication de l'information plus structurés en tout cas, de sorte que les processus se déroulent mieux et que nous savons plus vite ce qui se passe sur les routes", dit Wolter Koops. "Mais ce ne sont pas là les seuls avantages. Nous avons aussi une idée claire de la consommation de carburant, ce qui nous permet de mieux contrôler les factures dans ce domaine. Un autre avantage concerne les emballages. Lorsque le système a été opérationnel, nous y avons couplé l'enregistrement des emballages. Du fait des services que nous offrons – chargement, déchargement, transbordement –, nous connaissons un flux entrant et sortant important au niveau des emballages vides. Désormais, tout cela est enregistré par le biais de l'ordinateur de bord: nous connaissons donc en permanence les soldes courants chez les divers clients, nous savons ce qu'un chauffeur décharge en route et ce qu'il reçoit comme emballages vides en retour. Service supplémentaire: le client peut vérifier sur internet, au départ de son propre PC, le statut des cargaisons, de même que les emballages."
Mais Wolter Koops a déjà de nouveaux objectifs en tête. "Nous souhaitons à terme passer à la communication via GPRS au lieu du trafic de messages SMS actuel", explique Allard Pomstra. "Le GPRS offre divers avantages: pouvoir envoyer et réceptionner de plus gros fichiers de données en une fois, demander et recevoir à distance des mises à jour du logiciel installé sur l'ordinateur de bord, accéder plus rapidement à l'information et communiquer de façon moins coûteuse."
"Si vous êtes satisfait de ce que le système peut faire, c'est parfait. Mais si vous désirez plus, c'est possible aussi, car le développement se poursuit", dit Adri Faber. "Il sera bientôt possible de lire à distance, via le système GPRS, la température qui règne dans les espaces de chargement. Un avantage de taille pour Wolter Koops, car la société transporte des données périssables et ce type de transport est soumis à des exigences toujours plus strictes. C'est la raison pour laquelle nous effectuerons bientôt avec Wolter Koops un test de contrôle des températures."
"Nous entendons souvent les transporteurs dire: "Ce que Wolter Koops utilise, nous le voulons aussi", dit en conclusion Adri Faber. Wolter Koops: "Je crois en effet que nous sommes des pionniers dans notre secteur et qu'avec ce produit, nous avons pris une longueur d'avance. Mais pour nous, il s'agit simplement là d'une étape parmi d'autres sur la voie de l'automatisation et nous comptons bien poursuivre dans ce sens."
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